Patrimoine

Gray possède un patrimoine architectural remarquable, dont les plus anciens monuments datent du XIVe siècle.

C’est le cas du Château dont il subsiste encore la Tour crénelée, les remparts et les sous-sols voutés en plein cintre. Devenu propriété du roi de France après la conquête de la Franche-Comté en 1674, le château est transformé à la fin du XVIIe siècle en résidence de plaisance avec jardins. Son dernier propriétaire princier, le Comte de Provence, frère de Louis XVI, le dote de plafonds ouvrés, de boiseries sculptées, de parquets chevillés, de cheminées de marbre et d'un Salon des glaces. Profondément remanié après la Révolution par Alexandre Martin (Baron d'Empire et Maire de la ville entre 1805 et 1815) qui l’acquière en ruines, il devient possession de la ville en 1901. On y installe le Musée qui portera désormais le nom de son bienfaiteur.

 

Le musée Baron Martin

Incontournable, le Musée d'Art et d'Archéologie Baron Martin présente, dans les salons du château une riche collection d'œuvres allant du Moyen Age au début du XXe siècle, entre autres des peintures hollandaises et flamandes du XVIIe siècle, ou encore des œuvres peintes et sculptées du XIXe siècle… Les caveaux présentent, pour leur part, une intéressante collection d'archéologie locale. Quant à l'étage du château, il est consacré aux expositions temporaires qui ont lieu Chaque année, pendant l’été.
Quelques expositions exceptionnelles : DALI, CHAGALL, Christian FUMAGALLI, CARZOU, Bernard BUFFET... et Benoit HUOT en 2019, Titouan LAMAZOU été 2019



L'hôtel de ville

C’est un des plus beaux bâtiments de la Renaissance en Franche-Comté. Érigée de 1567 à 1572, la façade principale, longue d’environ 37 m, comporte deux travées rythmées par des colonnes corinthiennes et composites superposées en marbre rouge de Sampans (Jura). ?Elle s’ouvre sur la place par neuf arcades en plein cintre. Au centre se trouvent les armes et la devise de la ville. Le toit est recouvert de tuiles vernissées polychrome de tradition bourguignonne. De par et d'autre du bâtiment ont été ajoutées au XIXe siècle deux fontaines décorées de sculpturesn à gauche celle du peintre François Devosge et à droite celle de Jean-Baptiste Romé de l'Isle, tous deux natifs de Gray. Sur la façade côté ouest se trouve un cadran solaire gravé et peint sur les pierres.



La basilique

Située non loin de l'ancienne forteresse des ducs de Bourgogne, elle domine la ville. Sa première pierre est posée en 1478 mais elle n’est achevée qu’en 1559. Érigée en Basilique par Pie XII en 1948, elle a été entièrement restaurée en 1996.
On peut y admirer :

  • La nef couverte d’une voûte entièrement nervurée en étoile, exemple de gothique flamboyant unique dans toute la province.
  • 2 vitraux, l’un orné d’un arbre de Jessé réalisé au milieu du XVIe siècle par les imagiers flamands qui ont travaillé à Brou jusqu’en 1532, l’autre retraçant
  • L’histoire de la statuette de Notre Dame de Gray.
  • Une remarquable statue du Christ mort, en albâtre, réalisée par Claude Arnoux dit Lulier vers 1553.
  • La cuve de la chaire à prêcher en pierre (1612).
  • Le magnifique orgue du facteur bisontin Claude Valentin (1726), achevé par Riepp de Dijon.
  • Et quelques tableaux importants : "La Vierge remettant un collier à Ste Thérèse d’Avila" par Mazzanti (1686-1775), "l’Annonciation" (1760) par Montesanto.

Le théâtre

Inauguré au printemps 2006, après 10 années de fermeture, le magnifique Théâtre à l'italienne de Gray a retrouvé son état d’origine grâce à la bienveillante étude de Paul BARNOUD, architecte en chef des Monuments Historiques.
Le théâtre fut construit entre 1846 et 1849 d'après les plans de l'architecte bisontin Jean-Baptiste MARTIN. La salle de spectacle "à l'italienne" a conservé tous ses décors : plafond rayonnant illustrés de muses et de bacchantes, rideau de scène, loges d'avant-scènes... La scène a conservé l'essentiel de sa machinerie d'origine. Cette richesse contraste avec la sobriété extérieure.


L'hôtel dieu

Réalisé par l’architecte bisontin Jacques François Tripard, selon un plan en croix grecque, il est bâti entre 1716 et 1750. On remarquera la chapelle située au centre de la croix grecque et l’apothicairerie datant de 1722 avec ses boiseries et ses 119 pots à pharmacie en faïence (Nevers, Igny en Haute-Saône) du XVIIe au XIXe siècle, ses 25 pots en bois tourné et ses 27 pots en verre.

Les couvents

Le XVIIème siècle marque la fondation de nombreux couvents :
Avant les Jésuites qui s’installent au collège en 1667 (et dont la Chapelle est située Grande Rue), de nombreux couvents vont se succéder : Les Tiercelines en 1607, les Ursulines en 1623, dont la magnifique porte à fronton triangulaire est visible rue des Ursules, les Annonciades en 1631 (entrée et façade en face de la Basilique, place de la Sous-Préfecture), les Visitandines en 1636, les Carmes déchaussées en 1645 (portail en pierre rue Victor Hugo).
En 1644, les Carmélites s’installent à Gray. La Chapelle qu’on peut voir encore aujourd’hui rue des Casernes est construite en 1667 puis consacrée en 1691. Elle a eu un rôle religieux et de bienfaisance jusqu'à la moitié du XXème siècle. En 1978, elle est transformée en dépôt départemental d'art sacré, dont la vocation est de protéger les objets religieux provenant des différentes communes du département de la Haute-Saône. C’est dans ce cadre que se tient l'exposition permanente de quelques pièces magnifiques ("Vierge à l'enfant", École Bourguignonne du XVe siècle) et, à l'étage, une exposition temporaire différente chaque année.

Demeures du XVIème siècle

Le patrimoine graylois est composé également de très belles demeures comme :

  • L’Hôtel Gauthiot d’Ancier, achevé entre 1538 et 1548, présente une façade sur rue (4, rue du Marché) et un escalier à vis en bois de 28 marches enfermé dans un cylindre de chêne pivotant sur lui-même (8, rue du Marché) au-dessus duquel est aménagée une chambre haute. C’est dans cette chambre que vécut St Pierre Fourier et dont le nom a été donné à cette tour.
  • Maison 12, rue des Terreaux : Couverte d’un toit à tuiles vernissées, elle a été construite en 1566 pour Jean Gauthiot d’Ancier. On peut y lire la devise de la famille au 2ème étage sur la baie décorée d’un fronton courbe.
  • L’Hôtel de Conflans, Grande Rue : Datant de le première moitié du XVIe siècle, il comporte une remarquable tour d’escalier polygonal en pierres de taille.
  • Le Grenier public. Cette maison située 10-12, rue du Marché a été construite au XVIème siècle. Sa porte d’entrée est ornée d’un décor Renaissance.




La ville est membre du réseau "Cité de Caractère de Bourgogne Franche-Comté" depuis décembre 2016.

Les cités de ce réseau présentent toutes les traces historiques d'une activité urbaine et ont un patrimoine urbain, architectural et paysager de premier ordre. L'association a pour but de préserver, valoriser et promouvoir ce patrimoine qu'elle veut faire vivre.